Les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres ont été remplacés en 2013 par les Ecoles Supérieures du Professorat et de l'Enseignement, créées par loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République. Dans l'Académie de Bordeaux, la mise en place de l'ESPE d'Aquitaine s'est faite dans des conditions difficiles, notamment en raison du processus de fusion des Universités bordelaises au sein de la nouvelle Université de Bordeaux.

Le passage à l'ESPE avait été confié à l'équipe de direction de l'IUFM, qui avait travaillé et porté le dossier d'accréditation de l'ESPE avec un engagement incontestable, malgré les incertitudes liées au contexte de la fusion des universités.

Au début du mois de juillet 2013, l'essentiel du travail de préparation semblait avoir été accompli, mais durant l'été, les présidents d'université annoncèrent, sans s'en expliquer,  qu'ils ne souhaitaient pas que l'ex directeur de l'IUFM soit nommé administrateur provisoire. Cette annonce fut suivie d'un période confuse, car aucune alternative n'avait été prévue. C'est ainsi  que directrice adjointe de l'ex IUFM, pour ne pas compromettre la rentrée, accepta au dernier moment la responsabilité de l'administration provisoire.

Malgré la légitimité de l'ancienne équipe à poursuivre le travail, le conseil d'établissement de l'ESPE d'Aquitaine choisit en décembre un nouveau directeur ne connaissant ni le contexte, ni le dossier, ni les questions professionnelles de formation des enseignants. Cette nouvelle entraîna immédiatement la démission des équipes en place : administratrice provisoire, responsables des sites départementaux de l'ESPE.

Les usagers de l'ESPE, enseignants et étudiants manifestèrent alors leur inquiétude et exigèrent en vain qu'un nouvel administrateur provisoire soit nommé. Aujourd'hui, avec plusieurs mois de retard, la nouvelle équipe est en place : les choix et premières décisions prises ne font que confirmer les inquiétudes des formateurs de l'ESPE.

Il est impératif de défendre nos valeurs, le patrimoine de l'IUFM et une formation des enseignants qui ne soit pas dévoyé et confiée à des personnes qui en ignorent tout.